Le printemps israélien

Le 20 mars est toujours une date importante pour moi. D’abord parce qu’il s’agit de mon demi-anniversaire (et que, oui, même à 32 ans je le fête encore). Et aussi parce que c’est le premier jour du printemps. A Paris, c’est une sorte de soulagement, à chaque fois on se dit que ça y est, on va enfin avoir du beau temps. C’est vrai que ça marche rarement comme ça mais bon, c’est le calendrier qui le dit. Faut pas le contrarier.

Ici en Israël, c’est plutôt l’été. J’ai passé mon vendredi et mon samedi à la plage et j’ai bronzé comme en plein mois de juillet. Je ne peux pas dire que j’ai fait mon Alyah uniquement pour des raisons météorologiques mais, franchement, appelons un chat un chat : c’est LE BONHEUR de voir du soleil tous les jours, d’avoir bonne mine toute l’année, d’être tout près de la mer et d’être en jupe et en débardeur tous les week-ends.

C’est ce que j’ai expliqué (entre autres choses) à des étudiants en journalisme venus en Israël huit jours pour visiter et découvrir le pays. Grâce à ma copine Sophie, nous avons toutes les trois (avec Yaël) déjeuné avec des jeunes gens qui mettaient pour la première fois les pieds en Israël et qui y ont passé une semaine. Ils avaient beaucoup de questions à poser à ces drôles de jeunes femmes qui avaient tout quitté pour venir ici alors que, pour eux, Israël c’était juste une entité politique exclusivement associée aux mots “intifada” et “conflit israélo-palestinien”. J’avoue que j’ai été assez durement surprise par la réalité qui était la leur avant qu’il ne viennent ici et ne se rendent compte que, je cite : “En Israël il y a des gens qui vivent et qui vont au resto”. Nous avons toutes les trois tenté de leur montrer la réalité d’un pays qui n’est, certes pas parfait, mais qui nous convient et dans lequel nous vivons. Avec moins d’argent mais plus intensément, avec plus de soleil et même parfois plus d’insouciance qu’en France. Avec joie, avec ferveur, avec passion (et avec brio). Nous leur avons dit pourquoi nous aimons Israël et pourquoi nous ne regrettons pas notre choix.

Ce qui devait durer le temps d’un déjeuner à Yaffo a finalement largement débordé l’après-midi et nous sommes rentrées en début de soirée. Fatiguées d’avoir beaucoup parler mais heureuses d’avoir pu montrer quelque chose de vrai à une vingtaine d’esprits aiguisés et curieux.

Voilà pour les événements un peu marquants du moment.

A part ça je vais bien. Mon boulot se passe pour le mieux. Cela fait un peu plus d’un mois que j’y suis maintenant et je suis vraiment ravie. Non seulement le temps passe plus vite et je me sens utile mais en plus ce que je fais me plaît. Et quelle fierté de dire que je travaille pour l’Agence Tous Risques ! Alors évidemment, ce n’est que temporaire et j’arrêterai normalement de travailler là-bas dès la fin du mois de mai MAIS je nourris l’espoir d’y rester. On ne sait jamais après tout. Non pas que je sois indispensable mais si l’on reconnaît ma valeur et mon talent (oui oui, n’ayons pas peur des mots, il faut savoir s’envoyer une tulipe de temps à autre – et ça ne m’arrive pas souvent alors j’en profite), peut-être que ce petit contrat temporaire se prolongera. En tout cas je l’espère de tout mon coeur.

Une dernière bonne nouvelle : ma mère vient me voir fin mai ! Dire que je suis contente est un doux euphémisme.

A bientôt !

 

 

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