Le nouveau départ

Voilà déjà deux semaines écoulées à mon nouveau poste, j’ai l’impression que c’est passé en un clin d’oeil ! Je vais un peu vous expliquer ce que je fais et comment ça se passe comme ça vous saurez tout (enfin presque, j’ai quand même signé une charte de confidentialité).

Je travaille du dimanche au jeudi, de 10h à 19h. Ce qui est cool car ça me permet de roupiller jusqu’à 8h30/9h00 le matin, j’adore ! Les bureaux sont à Yaffo, j’ai donc décidé de m’acheter un joli vélo pour que mes trajets soient simples, rapides, agréables… et me maintiennent en forme ! 4 kilomètres à l’aller et pareil au retour, franchement c’est pas mal. Et ce qui est encore mieux, c’est que le tout se fait le long de la mer. Le meilleur moment c’est le soir, quand c’est l’heure du coucher de soleil. J’appelle ça “mon spectacle préféré” parce que c’est vraiment magnifique. Impossible de me lasser de cette beauté ! Voilà pour le cadre.

Dans mon boulot à proprement parler, je suis traductrice dans le domaine de l’information. Je bosse dans un open-space avec autour de moi des journalistes d’origines diverses et variées. Ma mission ? Traduire des articles, des reportages, retranscrire des interviews, relire ou vérifier quand quelqu’un n’est pas sûr de quelque chose, etc. Au début, on ne faisait pas trop appel à moi. J’ai pu voir que beaucoup de personnes se débrouillaient avec Google Translate. Et puis, peu à peu, on a commencé à me solliciter. Tiens tu peux venir écouter ce son et me dire ce qu’il a dit ? Je comprends rien à son accent ! Tu peux me traduire cette news ? Tu peux me faire cette voix ? Tu peux reformuler cet article ? Il a été vraiment mal traduit.

Ce que j’aime, c’est que les sujets sont très variés. En deux semaines, j’ai “voyagé” en Israël, en France, aux U.S, en Sierra Leone, en Allemagne, en Espagne, j’ai rencontré des néo-nazis, participé à un festival de vin, appris comment enlever un tatouage au laser, découvert un endroit incroyable dans le désert, j’ai assisté à un défilé d’éléphants au Sri-Lanka, participé à un festival LGBT au Népal… le tout depuis mon ordinateur. En quelques heures, en quelques jours, on fait le tour du monde, c’est fou !

Là où je suis contente, c’est que mon travail est reconnu. Je pense que la personne que je remplace était vraiment très mauvaise (à moins que ce ne soit moi qui suis particulièrement bonne) (on va dire qu’il y a un peu des deux !) parce que tous les collègues qui ont fait appel à moi m’ont à chaque fois félicitée de manière appuyée. Je ne suis pas en quête effrénée de reconnaissance mais quand même : ça fait un bien fou ! Le point culminant pour mon égo a été le jour où j’ai rendu une traduction du français vers l’anglais (une chose qui ne se fait pas trop car on traduit habituellement vers sa langue maternelle). Le monsieur qui s’occupe de relire les contenus en anglais, que l’on m’a par la suite décrit comme étant intransigeant et avare de compliments, est venu me voir pour me dire qu’il n’avait pas eu à changer UN SEUL MOT de mon papier, que c’était de la très bonne qualité et qu’il y avait longtemps qu’il n’avait pas vu ça. Son assistante m’a dit que d’habitude il passait de longues heures à corriger des fautes mais que là, en cinq minutes il n’avait rien eu à redire. La consécration ! Je crois que j’ai rarement été aussi fière.

Mon souhait est que les choses continuent à se passer aussi bien. Et je dois également réactiver mes compétences en traduction orale simultanée. Hier, au moment de l’attentat de Barcelone, on a appris qu’une conférence de presse allait être donnée alors on m’a vite envoyée en studio avec un casque, un micro, des fils accrochés partout à mon t-shirt… j’étais morte de trouille et de trac ! Finalement l’intervention a été lapidaire et effectuée en catalan. Je n’ai pas pu faire grand chose, malheureusement. Mais quelle excitation ! C’est fou de sentir cette peur, de se dire que tout le monde va m’entendre, que les gens comptent sur moi… Pour la première fois depuis longtemps, je me sens utile, j’ai le sentiment que mon travail est important et, pour moi, c’est vraiment quelque chose qui me tient à coeur.

Mes collègues et supérieurs sont gentils et bienveillants. L’ambiance est bonne, tout le monde se connaît, l’équipe est très soudée, on me fait confiance et c’est très agréable pour moi. . J’espère qu’il en sera ainsi pour longtemps et que je saurai trouver ma place dans cette grande famille.

A bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

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Le changement, c’est maintenant !


Enfin plutôt demain. 
Opération changement de poste à partir du 7 août 2017 ! Dans un article précédent, je vous avais dit que des nouveautés étaient à prévoir pour cet été, eh bien c’est chose (presque) faite ! 
Démission posée vendredi dernier et premier jour à mon nouveau travail demain !
Je vous en dirai plus très vite…

Comme une envie de s’enGRÈCEr

Parfois je me demande pourquoi je cumule quatre boulots, pourquoi je dors si peu, pourquoi j’enchaîne les journées interminables, pourquoi je fais tout ça…

Et parfois j’en comprends l’utilité. 


Sur un coup de tête, je me suis réservé un petit week-end de détente en Grèce. 


Une destination toute proche de moi, un climat idéal (moins humide qu’en Israël) et une offre intéressante sur le site d’Expedia. Pourquoi se priver ? J’ai cliqué et je n’ai pas regretté. 


Deux jours dans un hôtel magnifique avec un seul mot d’ordre : profiter et ne plus penser à rien. Programme simple : dormir, manger, bronzer, se baigner, se déconnecter. Mission accomplie, me voilà ressourcée pour attaquer un mois d’août qui s’annonce chargé !

A bientôt 

Djouk Box 

L’été est là en Israël et c’est le retour de tout ce qu’on aime : la chaleur torride de la canicule à l’extérieur et le froid polaire de la climatisation à l’intérieur, les méduses à la plage, l’humidité… et bien sûr, notre cauchemar numéro 1 : les djoukim.

 Pour ceux qui ne connaissent pas ce mot, petit rappel lexical tout de suite. Le djouk (djoukim au pluriel) est un cafard. Mais attention, pas un petit cafard noir de la taille d’un trombone qui ne sait que ramper, non. Là on parle du cafard de compétition, de la bonne grosse blatte du Moyen Orient bien dégueu qui a six pattes et une paire d’ailes, qui court plus vite que toi quand tu veux choper le bus et qui se faufile partout, même par voie aérienne. Le djouk a du poil aux pattes, ce qui le rend encore plus sympathique, et deux grandes antennes, ce qui le rend encore plus grand et – par conséquent – encore plus moche. Couleur marron un peu doré, ne fait pas de bruit et n’a pas d’odeur, et c’est bien ça le pire : on ne peut pas l’entendre s’approcher de nous.
 
Maintenant que les présentations sont faites, j’imagine qu’il n’y a plus vraiment besoin d’expliquer les raisons pour lesquelles on déteste cet insecte plus que n’importe qui et n’importe quoi. Son omniprésence est terrifiante, répugnante et nous rend enclins à la paranoïa aigue et aux cauchemars. Prenons quelques exemples de mises en situation.
 
Situation numéro 1 :
On croise un djouk dans la rue (ou plutôt, c’est lui qui se faufile à deux millimètres de nos Havaianas).
Sans filtre : on hurle et on fait un bond de dix mètres.
Pour les mauviettes : on change de trottoir, ce qui n’est pas du tout une solution étant donné que le reste de la famille est là-bas.
Pour les autres : on l’écrase bien fort… et on propage ainsi tous les œufs. Bien joué.
 
Situation numéro 2 :
On est au resto et on voit un djouk au plafond. Entre cette vision d’horreur et nos scénarii de chute imminente dans notre assiette, autant dire que notre appétit, c’est de l’histoire ancienne.
Sans filtre : on hurle et on fait un bond de dix mètres.
Pour les mauviettes : on se carapate hors du resto en deux secondes top chrono. Tant pis pour le mec avec qui on était, de toute manière il était moche.
Pour les autres : on tape un scandale au serveur et on exige que le dessert soit offert (miam, une panna cotta à la chair de djouk, qui n’en veut ?).
 
Situation numéro 3 :
On est tranquillement à la maison et on en aperçoit un qui chill pépouz sur le carrelage du salon.
Sans filtre : on hurle et on fait un bond de dix mètres.
Pour les mauviettes : on change de ville, de pays, de planète.
Pour les autres : on appelle son proprio (même s’il est 3 heures du mat’) en exigeant qu’un service de désinsectisation soit chez nous dès le lendemain matin.
 
Face à ces bestioles, il faut donc être offensif (opération désinsectisation obligatoire chez soi) et garder son sang-froid (crier ne sert à rien, à part nous ridiculiser). Car, sachez-le, le djouk est là depuis plus longtemps que nous et ne compte pas disparaître tout de suite. Alors on reste zen… Parce qu’on est pas venus ici pour souffrir, okay ?

From Paris With Love

Mazal Tov Sophie et Jonathan ! (on appréciera la photo qui respecte leur anonymat mais qui ne cache en rien leur grand bonheur et l’émotion du moment)
Une formidable journée et une superbe soirée remplies de joie, le plaisir de retrouver tous les proches qu’on n’avait pas vus depuis si longtemps, des sourires, des bulles de savon et des confettis. Pas de doute, c’était une très belle fête. 

La jongleuse 

Je n’ose pas vraiment regarder la date du dernier article que j’ai poste parce que je sais que c’était au moins au siècle dernier.

La raison de ce long silence est contenue dans le titre. Non, je n’ai pas été embauchée dans un cirque, c’est juste que je cumule désormais quatre boulots et que, de fait, je jongle. Entre les horaires, les comptes Instagram, le boîtes email, les bus, les domaines, les bureaux, les chefs, les délais… Mais pas encore de balles en mousse ou de quilles à l’horizon, je ne crois pas que Pinder soit intéressé par mes compétences. Ajoutez à cela que je continue malgré tout à aller au sport et vous obtiendrez des journées longues et des nuits courtes.

Le point positif, c’est que je travaille dans des univers qui me plaisent : la traduction (pour changer, tiens), les soins pour la peau et la gastronomie. Autant vous dire qu’il y a parfois des petites surprises pas désagréables, entre échantillons et dégustations. Il faut bien compenser le manque de sommeil, non ? En tout cas, j’ai la chance de travailler pour de nouvelles marques qui me plaisent et dont je suis fière.

A part ça j’ai investi dans une piscine pour mon jardin. Elle n’est pas immense, c’est une piscine gonflable destinée aux enfants mais que j’ai payée une bouchée de pain et qui est géniale. En quelques minutes, je la remplis d’eau, je mets un peu de musique, je me fais un thé glacé et hop, c’est parti pour une petite séance de bronzette au frais. Elle me permet de me sentir en vacances quelques heures et de me rafraîchir au calme chez moi quand je n’ai ni la force ni l’envie de me mêler à la foule de la plage.

Car oui, ça y est, c’est l’été, le vrai ! L’été de Tel Aviv qui est chaud (très), humide (trop), et plein de touristes partout. Autant dire que la clim’ est en marche partout. Le problème ici, c’est que les gens ne connaissent pas la notion de frais, ils passent direct au froid polaire. Dans le bus, c’est 3 degrés Celsius. Au bureau, c’est le frigo. A la salle de sport, c’est le Pôle Nord. Et, alors que dans la rue on fond littéralement, on prend un horrible coup de froid dès qu’on entre dans un magasin. Finalement, il n’y a que chez moi que c’est sympa. J’ai réglé ma clim’ sur 24 degrés, c’est parfait. Ni trop chaud, ni trop froid. Mais là on est partis pour une saison de contrastes climatiques drastiques et deux ou trois crèves. Pensez à moi, je ne veux pas tomber malade !

Demain, je pars retrouver la pluie, ma famille et mes amis à Paris et je suis très contente ! Le mariage de ma sœur va être l’occasion de souffler quelques jours et de prendre un peu de vacances, loin de mon emploi du temps surchargé. Et, je vous le promets, je vous redonnerai des nouvelles très vite, des changements sont à prévoir.

A bientôt !

Pessah 


Mon premier Pessah à Tel Aviv ! C’est la fête partout, il y a plein de promos dans les magasins, ça sent les vacances… Autant dire qu’il y a plus de Français que d’Israéliens dans les rues, sur les plages et dans les hôtels, ce n’est pas très dépaysant mais on va faire avec. 

Choc pour moi, tous les rayons des makolets et des supermarchés n’ont pas bougé, les céréales, le pain et les pâtes sont toujours disponibles, pas comme à Jérusalem où on avait la pudeur de mettre un rideau sur les étagères de produits interdits ! Moi, psycho-rigide ? Quand même pas… mais j’avoue que ça me fait bizarre. 

Mais quoi qu’il en soit, c’est parti pour huit jours sans hamets, alors je vous souhaite une très bonne fête de Pessah ! 

À bientôt 

Le papier toilette en Israël 

Je sais, vous allez me dire que le papier toilette n’est pas un produit exclusivement israélien. Et vous aurez raison. En revanche, le peuple israélien a une utilisation exclusive du papier toilette : ici, les paquets de PQ contiennent en general 32 rouleaux (minimum). 
Depuis que j’habite ici, une grande question me taraude : pourquoi ne peut-on pas acheter du papier toilette par paquets de 6 ou 12 rouleaux comme en France, pourquoi faut-il invariablement que ce soit des formats familiaux de 40 rouleaux ? Selon un site sérieux, Israel Valley, on consomme en Israel 3,8 kilos de PQ par an et par personne. Mais quand on se balade dans les rayons des supermarchés, on dirait qu’on en consomme plutôt 3,8 kilos par MOIS. Alors, pourquoi le papier toilette ne se vend qu’au format jumbo ? Appelez-moi Columbo, je vous fais partager le résultat de mes investigations…
La première hypothèse qui me vient tout de suite à l’esprit, c’est évidemment le contenu de nos pitas : houmous, aubergines, tehina, harissa, huile d’olive, shawarma… Je ne suis pas plombier (j’ai été recalée au concours) mais voilà le genre de petites choses qui aident bien en cas de ** tuyaux bouchés**, non ? Je sais, c’est glauque de parler aussi crument de nos intestins mais après tout, c’est vrai. Ici, pas besoin d’Activia notre alimentation favorise naturellement un bon transit. Et, par conséquent, il nous faut suffisamment de munitions pour pouvoir affronter ce phénomène ! Voilà, c’est fait et c’est dit, je pense que je vous ai coupé l’appétit mais je suis désolée, c’est comme ça. Et puis avouez : vous aussi vous y avez pensé. Je le savais !
Deuxième possibilité : avez-vous remarqué à quel point les feuilles de papier WC sont fines ? Tellement fines qu’on dirait du papier à cigarettes. Le papier toilette manque tellement de consistance qu’on en utilise beaucoup plus que le Moltonel épaisseur triple encore plus épais et moelleux qu’une tranche de pain de mie Harry’s. Résultat ? Un jour, un rouleau. Ouais, même quand on vit seule. Si ca se trouve, c’est juste une stratégie marketing pour vendre en plus grosses quantités, non ? Moi, je trouve que ca se tient. Mais si vous vous doutez encore…
… on va passer à la troisième solution possible : on le sait, Israël est super bien entourée. Autour de mon petit pays que j’aime beaucoup, il n’y a que des Harry amis qui nous veulent du bien. Et ces amis ne manquent jamais de nous envoyer de belles preuves de leur affection : couteaux, voitures belier, bombes, roquettes… Tout un programme fort sympathique. De ce fait, il nous faut parfois nous réfugier dans nos abris et ne pas en sortir pendant un long moment. Et c’est là que le maxi paquet de papier WC intervient. On ne va pas refaire un cours théorique sur les besoins les plus primaires de l’être humain, tout le monde sait que faire pipi est une nécessité. Le format 40 rouleaux est donc purement un format d’anticipation. Même Spielberg n’y avait pas pensé.
Je sens que vous êtes toujours aussi dubitatifs alors il est temps pour moi de vous exposer ma dernière hypothèse, qui est aussi la plus plausible. Un jour, quelqu’un m’a dit que tu m’aimais encore on est pas israélien tant qu’on ne se balade pas avec un rouleau de papier toilette dans son sac et/ou dans sa voiture. Car oui, il faut le savoir, les mouchoirs sont un article encore plutôt nouveau ici. On ne les utilise pas tant que ça. Toutes les mères de famille ont toujours sur elles un rouleau de papier WC car le papier WC fait tout : il essuie les larmes sur le visage, une tache sur la table, les saletés sur les mains… On se mouche, on s’éponge le front quand on a chaud, on nettoie le pare-brise en vitesse, on enlève la buée de ses lunettes. Et j’en passe. Sans papier toilette, c’est niet (oui, je me suis mise au russe) (après deux ans en Israël, ca vient tout seul). A la plage, dans les transports, au bureau, au centre commercial, dans la rue, c’est « Jamais sans mon PQ ». Et c’est donc pour cette raison qu’on ne peut le trouver qu’en quantités industrielles.
J’espère que cette passionnante enquête façon NCIS au Moyen-Orient aura satisfait votre curiosité. Si toutefois vous aviez d’autres pistes de réflexion ou idées racontez-moi tout en commentaire ! 

Para bailar la Bamba

En France, vous le savez, l’aliment de base c’est le pain. En Asie, c’est le riz. Sur Mars, c’est le chocolat. Et en Israël, ce sont les Bambas. N’importe qui ayant posé le pied au moins une fois sur notre sol connaît et reconnaît le Bamba, sorte de cousin joufflu moyen-oriental du Curly. Plus qu’un biscuit apéritif, c’est une véritable institution. Mais savez-vous ce qui se cache derrière le gros bébé mignon dessiné sur le paquet ? Beaucoup de choses…

Épisode 1 : l’apéro fiasco
Commençons par le commencement si vous le voulez bien. L’histoire des Bambas a débuté il y a quelques années, en 1964. En Israël, on avait envie de faire comme aux États-Unis (vous avez dit “bizarre” ?) et de produire des biscuits apéro à base de maïs soufflé, comme les Cheetos – vous savez, ces cochonneries au cheddar trop bonnes qui laissent du orange plein les mains.

Tout a donc été mis en place pour fabriquer ces petites choses fromagères mais, une fois que le produit était fin prêt, on s’est rendu compte que finalement, le cheddar ça ne plaisait pas aux Israéliens (c’est bien la preuve que je n’avais pas encore émigré). Et, cerise sur le gâteau apéro, ça ne sentait pas bon. Bah oui, c’était du fromage, pas de la fleur de cerisier. La commercialisation a donc été un échec retentissant. Tout ça pour ça, donc. Mais il fallait bien faire quelque chose de l’usine et de toutes les machines ! On n’allait pas laisser tout en plan et abandonner comme ça !

Épisode 2 : Super Arachide à la rescousse
Un jour, quelqu’un est arrivé et a proposé de faire des biscuits apéritifs au goût de cacahuète, plutôt. On l’a laissé faire, en se disant que de toute manière ça ne pourrait jamais être pire que le vilain cheddar qui pue. Il s’y est mis, a commencé la production et a eu une idée de génie : pour tester son nouveau snack et éviter de se viander comme ses prédécesseurs, il l’a fait goûter au jury le plus impitoyable qui soit : un groupe d’écoliers de Holon, ville où se trouvait l’usine.

Verdict ? Les gosses ont adoré ! Et voilà, les Bambas étaient nés !

Épisode 3 : l’odyssée du Bamba
À partir de là, les Bambas ont commencé leur règne sur le pays et sont devenus partie intégrante de la culture israélienne. Leur succès ne s’est jamais démenti, à un point tel qu’en 2003, pendant la guerre, les soldats en dévoraient. Le 27 mars, la Knesset (le Parlement) a même déclaré les Bambas “vital staple food” (en gros, alimentation de base).

Les Bambas sont très gras et très salés mais tout le monde en mange tout le temps. Aussi bien les enfants que les parents, les hommes que les femmes, les surfeurs que les business men, les riches que les pauvres, les belles que les bêtes… bref vous avez compris. Ce qui est cool avec les Bambas, c’est qu’on peut en manger même pendant Pessah, alors que la plupart des trucs bons sont interdits. Voilà un signe qui ne trompe pas.

Et comme c’est un produit qui plaît, il se décline de diverses manières : au format XXL (addictif, même si du coup il n’y en a que 12 dans le paquet), au format mini (très frustrant, même s’il n’y en a 8000 dans le paquet), fourré au Nutella (abstenez-vous si vous avez pour projet de rester psychologiquement sain), à la fraise et à la vanille (ne se prononce pas), en forme de Bretzels (l’Alsacienne en moi ne s’y est pas frottée).

Bonus : Brillez en société avec le Bamba
Voici quelques données intéressantes à noter en antisèche pour vous la raconter lors des dîners mondains quand il y aura des Bambas à l’apéro.

Contrairement aux Curly qui ont hérité d’un slogan bien pourri (“Si t’as pas d’amis, prends un Curly”), les Bambas, eux, ont fièrement reçu le très sympathique et non moins simple : “There’s nothing like Bamba”. Ça calme. Et ça donne vachement plus envie.

Les Bambas sont très bons mangés tels quels mais saviez-vous qu’ils font également une délicieuse panure ? Une excellente alternative novatrice pour le petit schnitzel à sa Maman. Allez, jetez-moi cette chapelure à la benne à ordures !

Sur toutes les cacahuètes importées en Israël, 77% finissent en Bambas. Un peu comme les noisettes avec le Nutella, quoi.

Une étude de 2008 a montré qu’une grosse consommation de Bambas chez les jeunes enfants les rendait moins enclins à développer des allergies à la cacahuète. Au prix du paquet (moins d’un euro), ça fait pas cher le remède préventif, hein ?

Le beurre de cacahuète contenu dans les Bambas est importé d’Argentine. Don’t cry for me…

Les Bambas représentent 25% du marché des snacks en Israël. Oui oui, un quart. C’est pas mal quand on voit le nombre de biscuits apéro différents qu’on trouve dans le pays.

Même si les Bambas ne sont pas diététiquement corrects (544 calories les 100 grammes, tu peux pas test), ils ne contiennent ni colorants, ni conservateurs, ni cholestérol et ils sont pleins de vitamines. Et ils sont même casher. Donc fat, oui. Mais pas trop nocifs.

Alors ne culpabilisez pas et ouvrez votre paquet, je sais que vous en mourez d’envie !

Comment reconnaître les Français à Tel Aviv ?

Quand on quitte la France, on croit quitter les Français avec… mais c’est loin d’être vrai. Qu’il soit touriste ou nouvel arrivant, on reconnaît le (ou la) Français(e) grâce à quelques petits signes qui ne trompent pas :

  • Il est là pour un mariage
  • Il porte des Stan Smith
  • Et des Ray Ban Aviateur
  • Il a un brushing, même en plein mois d’août
  • Il est encore plus bronzé que toi, même en plein mois de janvier
  • Il est tout le temps au téléphone quand il se balade
  • Même quand il chevauche fièrement son vélo électrique
  • Vélo qui – au passage – le dispense de respecter le code de la route
  • Il parle français essentiellement
    (d’ailleurs, « pastèque » c’est un mot universel, non ?)
  • Ou alors en anglais, mais avec un fort accent français
  • S’il parle hébreu, attention, c’est juste qu’il est prof
  • Quand il te cherche à la plage, tout le monde te cherche avec lui
  • Car oui, il parle fort
  • Très fort
  • D’ailleurs ça l’aide dans son métier
    (il bosse dans l’immobilier)
    (ou alors dans le Forex, euh, pardon, dans le ** marketing **)
  • Il se promène à Ben Yehuda, Bograshov et va à la plage à Banana
  • Il vient en Israël pour manger des sushis
  • Mais attention, il ne mange que dans les restos cacher
  • Son mot favori ? « Déclassé »
  • Tout juste suivi de « Frère » – qui fait office de ponctuation
  • D’ailleurs, ce resto japonais sur Ben Yehuda, il est tellement déclassé, frère
  • Il rêve de faire son alyah
  • Mais préfère venir en vacances cinq fois par an
  • Il fait des selfies avec les soldat(e)s
  • D’ailleurs il adore cet uniforme, oh la la
  • Sa chanson préférée c’est toujours « Yahabibi Tel Aviv »
  • Et il espère qu’il l’entendra ce soir au Clara
  • Il est partout
  • Il est chez lui
  • Et c’est bien ça le problème