Pessah 


Mon premier Pessah à Tel Aviv ! C’est la fête partout, il y a plein de promos dans les magasins, ça sent les vacances… Autant dire qu’il y a plus de Français que d’Israéliens dans les rues, sur les plages et dans les hôtels, ce n’est pas très dépaysant mais on va faire avec. 

Choc pour moi, tous les rayons des makolets et des supermarchés n’ont pas bougé, les céréales, le pain et les pâtes sont toujours disponibles, pas comme à Jérusalem où on avait la pudeur de mettre un rideau sur les étagères de produits interdits ! Moi, psycho-rigide ? Quand même pas… mais j’avoue que ça me fait bizarre. 

Mais quoi qu’il en soit, c’est parti pour huit jours sans hamets, alors je vous souhaite une très bonne fête de Pessah ! 

À bientôt 

Le papier toilette en Israël 

Je sais, vous allez me dire que le papier toilette n’est pas un produit exclusivement israélien. Et vous aurez raison. En revanche, le peuple israélien a une utilisation exclusive du papier toilette : ici, les paquets de PQ contiennent en general 32 rouleaux (minimum). 
Depuis que j’habite ici, une grande question me taraude : pourquoi ne peut-on pas acheter du papier toilette par paquets de 6 ou 12 rouleaux comme en France, pourquoi faut-il invariablement que ce soit des formats familiaux de 40 rouleaux ? Selon un site sérieux, Israel Valley, on consomme en Israel 3,8 kilos de PQ par an et par personne. Mais quand on se balade dans les rayons des supermarchés, on dirait qu’on en consomme plutôt 3,8 kilos par MOIS. Alors, pourquoi le papier toilette ne se vend qu’au format jumbo ? Appelez-moi Columbo, je vous fais partager le résultat de mes investigations…
La première hypothèse qui me vient tout de suite à l’esprit, c’est évidemment le contenu de nos pitas : houmous, aubergines, tehina, harissa, huile d’olive, shawarma… Je ne suis pas plombier (j’ai été recalée au concours) mais voilà le genre de petites choses qui aident bien en cas de ** tuyaux bouchés**, non ? Je sais, c’est glauque de parler aussi crument de nos intestins mais après tout, c’est vrai. Ici, pas besoin d’Activia notre alimentation favorise naturellement un bon transit. Et, par conséquent, il nous faut suffisamment de munitions pour pouvoir affronter ce phénomène ! Voilà, c’est fait et c’est dit, je pense que je vous ai coupé l’appétit mais je suis désolée, c’est comme ça. Et puis avouez : vous aussi vous y avez pensé. Je le savais !
Deuxième possibilité : avez-vous remarqué à quel point les feuilles de papier WC sont fines ? Tellement fines qu’on dirait du papier à cigarettes. Le papier toilette manque tellement de consistance qu’on en utilise beaucoup plus que le Moltonel épaisseur triple encore plus épais et moelleux qu’une tranche de pain de mie Harry’s. Résultat ? Un jour, un rouleau. Ouais, même quand on vit seule. Si ca se trouve, c’est juste une stratégie marketing pour vendre en plus grosses quantités, non ? Moi, je trouve que ca se tient. Mais si vous vous doutez encore…
… on va passer à la troisième solution possible : on le sait, Israël est super bien entourée. Autour de mon petit pays que j’aime beaucoup, il n’y a que des Harry amis qui nous veulent du bien. Et ces amis ne manquent jamais de nous envoyer de belles preuves de leur affection : couteaux, voitures belier, bombes, roquettes… Tout un programme fort sympathique. De ce fait, il nous faut parfois nous réfugier dans nos abris et ne pas en sortir pendant un long moment. Et c’est là que le maxi paquet de papier WC intervient. On ne va pas refaire un cours théorique sur les besoins les plus primaires de l’être humain, tout le monde sait que faire pipi est une nécessité. Le format 40 rouleaux est donc purement un format d’anticipation. Même Spielberg n’y avait pas pensé.
Je sens que vous êtes toujours aussi dubitatifs alors il est temps pour moi de vous exposer ma dernière hypothèse, qui est aussi la plus plausible. Un jour, quelqu’un m’a dit que tu m’aimais encore on est pas israélien tant qu’on ne se balade pas avec un rouleau de papier toilette dans son sac et/ou dans sa voiture. Car oui, il faut le savoir, les mouchoirs sont un article encore plutôt nouveau ici. On ne les utilise pas tant que ça. Toutes les mères de famille ont toujours sur elles un rouleau de papier WC car le papier WC fait tout : il essuie les larmes sur le visage, une tache sur la table, les saletés sur les mains… On se mouche, on s’éponge le front quand on a chaud, on nettoie le pare-brise en vitesse, on enlève la buée de ses lunettes. Et j’en passe. Sans papier toilette, c’est niet (oui, je me suis mise au russe) (après deux ans en Israël, ca vient tout seul). A la plage, dans les transports, au bureau, au centre commercial, dans la rue, c’est « Jamais sans mon PQ ». Et c’est donc pour cette raison qu’on ne peut le trouver qu’en quantités industrielles.
J’espère que cette passionnante enquête façon NCIS au Moyen-Orient aura satisfait votre curiosité. Si toutefois vous aviez d’autres pistes de réflexion ou idées racontez-moi tout en commentaire ! 

Para bailar la Bamba

En France, vous le savez, l’aliment de base c’est le pain. En Asie, c’est le riz. Sur Mars, c’est le chocolat. Et en Israël, ce sont les Bambas. N’importe qui ayant posé le pied au moins une fois sur notre sol connaît et reconnaît le Bamba, sorte de cousin joufflu moyen-oriental du Curly. Plus qu’un biscuit apéritif, c’est une véritable institution. Mais savez-vous ce qui se cache derrière le gros bébé mignon dessiné sur le paquet ? Beaucoup de choses…

Épisode 1 : l’apéro fiasco
Commençons par le commencement si vous le voulez bien. L’histoire des Bambas a débuté il y a quelques années, en 1964. En Israël, on avait envie de faire comme aux États-Unis (vous avez dit “bizarre” ?) et de produire des biscuits apéro à base de maïs soufflé, comme les Cheetos – vous savez, ces cochonneries au cheddar trop bonnes qui laissent du orange plein les mains.

Tout a donc été mis en place pour fabriquer ces petites choses fromagères mais, une fois que le produit était fin prêt, on s’est rendu compte que finalement, le cheddar ça ne plaisait pas aux Israéliens (c’est bien la preuve que je n’avais pas encore émigré). Et, cerise sur le gâteau apéro, ça ne sentait pas bon. Bah oui, c’était du fromage, pas de la fleur de cerisier. La commercialisation a donc été un échec retentissant. Tout ça pour ça, donc. Mais il fallait bien faire quelque chose de l’usine et de toutes les machines ! On n’allait pas laisser tout en plan et abandonner comme ça !

Épisode 2 : Super Arachide à la rescousse
Un jour, quelqu’un est arrivé et a proposé de faire des biscuits apéritifs au goût de cacahuète, plutôt. On l’a laissé faire, en se disant que de toute manière ça ne pourrait jamais être pire que le vilain cheddar qui pue. Il s’y est mis, a commencé la production et a eu une idée de génie : pour tester son nouveau snack et éviter de se viander comme ses prédécesseurs, il l’a fait goûter au jury le plus impitoyable qui soit : un groupe d’écoliers de Holon, ville où se trouvait l’usine.

Verdict ? Les gosses ont adoré ! Et voilà, les Bambas étaient nés !

Épisode 3 : l’odyssée du Bamba
À partir de là, les Bambas ont commencé leur règne sur le pays et sont devenus partie intégrante de la culture israélienne. Leur succès ne s’est jamais démenti, à un point tel qu’en 2003, pendant la guerre, les soldats en dévoraient. Le 27 mars, la Knesset (le Parlement) a même déclaré les Bambas “vital staple food” (en gros, alimentation de base).

Les Bambas sont très gras et très salés mais tout le monde en mange tout le temps. Aussi bien les enfants que les parents, les hommes que les femmes, les surfeurs que les business men, les riches que les pauvres, les belles que les bêtes… bref vous avez compris. Ce qui est cool avec les Bambas, c’est qu’on peut en manger même pendant Pessah, alors que la plupart des trucs bons sont interdits. Voilà un signe qui ne trompe pas.

Et comme c’est un produit qui plaît, il se décline de diverses manières : au format XXL (addictif, même si du coup il n’y en a que 12 dans le paquet), au format mini (très frustrant, même s’il n’y en a 8000 dans le paquet), fourré au Nutella (abstenez-vous si vous avez pour projet de rester psychologiquement sain), à la fraise et à la vanille (ne se prononce pas), en forme de Bretzels (l’Alsacienne en moi ne s’y est pas frottée).

Bonus : Brillez en société avec le Bamba
Voici quelques données intéressantes à noter en antisèche pour vous la raconter lors des dîners mondains quand il y aura des Bambas à l’apéro.

Contrairement aux Curly qui ont hérité d’un slogan bien pourri (“Si t’as pas d’amis, prends un Curly”), les Bambas, eux, ont fièrement reçu le très sympathique et non moins simple : “There’s nothing like Bamba”. Ça calme. Et ça donne vachement plus envie.

Les Bambas sont très bons mangés tels quels mais saviez-vous qu’ils font également une délicieuse panure ? Une excellente alternative novatrice pour le petit schnitzel à sa Maman. Allez, jetez-moi cette chapelure à la benne à ordures !

Sur toutes les cacahuètes importées en Israël, 77% finissent en Bambas. Un peu comme les noisettes avec le Nutella, quoi.

Une étude de 2008 a montré qu’une grosse consommation de Bambas chez les jeunes enfants les rendait moins enclins à développer des allergies à la cacahuète. Au prix du paquet (moins d’un euro), ça fait pas cher le remède préventif, hein ?

Le beurre de cacahuète contenu dans les Bambas est importé d’Argentine. Don’t cry for me…

Les Bambas représentent 25% du marché des snacks en Israël. Oui oui, un quart. C’est pas mal quand on voit le nombre de biscuits apéro différents qu’on trouve dans le pays.

Même si les Bambas ne sont pas diététiquement corrects (544 calories les 100 grammes, tu peux pas test), ils ne contiennent ni colorants, ni conservateurs, ni cholestérol et ils sont pleins de vitamines. Et ils sont même casher. Donc fat, oui. Mais pas trop nocifs.

Alors ne culpabilisez pas et ouvrez votre paquet, je sais que vous en mourez d’envie !

Comment reconnaître les Français à Tel Aviv ?

Quand on quitte la France, on croit quitter les Français avec… mais c’est loin d’être vrai. Qu’il soit touriste ou nouvel arrivant, on reconnaît le (ou la) Français(e) grâce à quelques petits signes qui ne trompent pas :

  • Il est là pour un mariage
  • Il porte des Stan Smith
  • Et des Ray Ban Aviateur
  • Il a un brushing, même en plein mois d’août
  • Il est encore plus bronzé que toi, même en plein mois de janvier
  • Il est tout le temps au téléphone quand il se balade
  • Même quand il chevauche fièrement son vélo électrique
  • Vélo qui – au passage – le dispense de respecter le code de la route
  • Il parle français essentiellement
    (d’ailleurs, « pastèque » c’est un mot universel, non ?)
  • Ou alors en anglais, mais avec un fort accent français
  • S’il parle hébreu, attention, c’est juste qu’il est prof
  • Quand il te cherche à la plage, tout le monde te cherche avec lui
  • Car oui, il parle fort
  • Très fort
  • D’ailleurs ça l’aide dans son métier
    (il bosse dans l’immobilier)
    (ou alors dans le Forex, euh, pardon, dans le ** marketing **)
  • Il se promène à Ben Yehuda, Bograshov et va à la plage à Banana
  • Il vient en Israël pour manger des sushis
  • Mais attention, il ne mange que dans les restos cacher
  • Son mot favori ? « Déclassé »
  • Tout juste suivi de « Frère » – qui fait office de ponctuation
  • D’ailleurs, ce resto japonais sur Ben Yehuda, il est tellement déclassé, frère
  • Il rêve de faire son alyah
  • Mais préfère venir en vacances cinq fois par an
  • Il fait des selfies avec les soldat(e)s
  • D’ailleurs il adore cet uniforme, oh la la
  • Sa chanson préférée c’est toujours « Yahabibi Tel Aviv »
  • Et il espère qu’il l’entendra ce soir au Clara
  • Il est partout
  • Il est chez lui
  • Et c’est bien ça le problème

Les 10 P

Premier P comme “Putain j’ai pas écrit depuis deux mois !”. Je suis désolée de cette absence (même si je poste des nouvelles ailleurs que sur ce blog), c’est honteux ! Mais j’ai l’impression que le temps passe trop vite pour moi. Vous m’excusez ?

Deuxième P comme “Pourim”. Dans la rue les gens sont encore déguisés, c’est vraiment incroyable cette ambiance. Au boulot, au resto, dans le bus, dans les magasins, même à la plage il y a davantage de personnes en déguisements que de personnes “en civil”. C’est dingue ! Pour ma part, j’ai voulu changer un peu cette année et m’acheter un déguisement mais tous les magasins étaient pris d’assaut alors j’ai renoncé. J’ai ressorti mes classiques (Catwoman, Black Swan) et j’ai improvisé une coiffure d’Amy Winehouse assortie d’un gros coup de khôl noir. On fera mieux l’année prochaine, c’est pas grave.

Troisième P comme “Professionnel”. Le 8 mars marquait mon sixième mois dans mon boulot, c’est un record ! Tous mes postes précédents avaient plutôt été de courte durée. Mais là je suis contente, je fais des choses qui me motivent et m’intéressent, je progresse, je découvre et surtout, je ne me lasse pas. Alors espérons que ça continue.

Quatrième P comme “Plage”. Devinette : que fait-on à la pause déjeuner quand le thermomètre affiche 30 degrés, qu’on travaille à cinq minutes à pied de la mer et qu’on a chaud ? Eh bien on va se baigner, pardi ! Pour ça, c’est vraiment cool de vivre à Tel Aviv.

 

 

Cinquième P comme “Pompes”. Je me suis inscrite à la salle de sport et ça fait du bien. Même si ça fait quand même mal un peu.

Sixième P comme “Plans”. Ma soeur se marie en juin et août. Il va falloir trouver une robe mais, vu comme les Israéliennes ont le sens de la *mode*, je ne suis pas très rassurée pour mon shopping. Je pense que je ferai mes emplettes lors de ma prochaine visite parisienne en juin.

 

 

Septième P comme “Panda”. Un seul être revient et tout est ensoleillé.

Huitième P comme “Pumba”. Ma meilleure copine Camille va venir me rendre visite à la fin du mois. Ce sera sa première fois en Israël ! J’ai vraiment hâte de l’accueillir ici !!

Neuvième P comme “Pessah”. C’est déjà dans un mois ! Franchement, ça va trop vite pour moi. Pour la première fois depuis mon Alyah, je ne serai pas en France pour l’occasion.

Dixième P comme “Pourvu que ça dure”. Six mois à Tel Aviv et, même si Jérusalem me manque, je suis heureuse ici. Tout n’est pas parfait sous le soleil mais je n’ai pas à me plaindre.

A bientôt !

 

 

 

Deux ans


Et voilà, deux ans d’Alyah.

Deux ans que je suis partie, même si je suis pas mal revenue en France, et pas toujours pour des bonnes nouvelles.

Deux ans et quelques personnes qui sont sorties de ma vie, d’autres qui y sont rentrées, d’autres qui n’en ont pas bougé.

Deux ans et une nouvelle vie dans une nouvelle ville, un au-revoir (mais certainement pas un adieu) à Jérusalem, de nouvelles découvertes tous les jours à Tel Aviv qui ne cesse de me surprendre, un boulot stable dans le milieu de la beauté (un rêve qui se réalise !), la mer que je contemple tous les jours, les couchers de soleil dont je ne me lasse pas… Mais aussi la pluie, le vent qui souffle si fort qu’il me réveille la nuit, les démarches administratives pas toujours évidentes, le bus 10 qui ne veut pas passer juste les jours où je décide de le prendre, le manque de fiabilité de certaines personnes et la futilité des autres, quelques déceptions parce que rien n’est jamais parfait mais c’est comme ça.

Deux ans et des visites qui font chaud au coeur : mon père (deux fois !), ma mère, une soeur, une cousine, des amies… J’espère que vous viendrez me voir en 2017 ! C’est toujours un bonheur de voir les gens qu’on aime et de savourer ensemble ce que la vie ici à nous offrir.

Que retenir de cette nouvelle année passée ici ? Que la vie est belle quand on décide de la voir ainsi, que les épreuves sont là mais qu’elles se franchissent si l’on s’en donne les moyens et que chaque instant que nous vivons est précieux. Et quel meilleur endroit pour profiter de la vie que celui où je suis ?

A bientôt, bonne année 2017
 

Courrier à l’heure d’hiver

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Le passage à l’heure d’hiver est passé depuis une semaine seulement et pourtant, ici on se l’est pris de manière assez violente.

J’avoue que la première nuit, l’effet a été plutôt appréciable, j’ai eu l’impression de faire un tour de cadran. Mais quand j’ai vu le soleil se coucher à même pas 17 heures le lendemain, autant dire que j’étais tout de suite carrément moins ravie. Autant s’y habituer, maintenant c’est comme ça que ça se passe :

Le matin : tout va bien. Il fait beau et chaud, le peuple est heureux.
Le midi : on a déjà l’impression qu’il est 14 heures.
A 14 heures (justement) : on dirait que c’est l’heure du goûter
A 15 heures : il commence à faire un peu frisquet. Si on est à la plage, faut rentrer.
A 16 heures : on se prépare au coucher de soleil
A 17 heures : le pull est de rigueur
A 18 heures : il fait nuit noire
A 20 heures : comment dire… Eh bien on a envie d’aller se coucher

Je vous épargne la suite mais, en un mot comme en cent, ce passage à l’heure d’hiver est carrément déprimant ! Le pire, c’est qu’au bureau j’ai les fenêtres en face de moi et que je vois le ciel tout noir à partir de 17 heures. Franchement, ça m’angoisse plus qu’autre chose. Mais bon, c’est comme ça ! Et comme ils disent dans la pub pour SFR “Et c’est pas fini !”. Les températures sont toujours agréables, pour ça je ne me plains pas, mais voir la nuit tomber si vite, ça a une influence (un peu trop forte) sur moi. Bon, vivement le printemps, réveillez-moi dans quatre mois, merci.

img_2958Et puisqu’on parle de décalage, j’ai reçu aujourd’hui du courrier qui date de septembre ! Mes cousines m’ont envoyé un super colis avec de jolis cadeaux pour mon anniversaire et je n’ai pu l’ouvrir que ce matin ! Je maudis la Poste israélienne à un point… Et j’ai aussi reçu une carte postale chorale de ma mère, mes soeurs, ma cousine, mes petits cousins et ma tante. Tout ça, il n’y a pas à dire, ça réchauffe mieux qu’un chocolat chaud quand il n’y a plus de soleil. Donc je suis très contente d’avoir reçu tout ça mais en même temps, je suis assez déçue d’avoir dû attendre tant de temps.

Mon père arrive demain, avec aussi quelques surprises pour moi. Je suis si heureuse ! Il n’y a rien qui ne me fait plus plaisir que d’avoir de la visite.

Avec tout ça, j’ai de quoi faire des réserves de joie pour me remplir le coeur les jours où le ciel devient trop noir trop vite.

A bientôt !

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Légendes d’automne

Soyons clairs : à Tel Aviv, c’est l’automne qui est une légende. Nous sommes fin octobre et je me promène toujours en tongs et short en jeans (oui oui, même pour aller au travail). En fait, c’est juste l’été qui ne finit pas. Le soir il fait un peu plus frais et je dors avec un drap sur moi (mais attention, la couette est restée rangée au placard). Bref, le froid c’est pas encore pour tout de suite ! Je ne vais pas m’en plaindre, surtout quand je vois la météo en France. Courage ! Si je pouvais vous envoyer des colis avec du soleil dedans, je le ferais (et même plusieurs fois par jour).
Le temps qu’il fait : sujet sur-traité. On passe à la suite, je n’en rajoute pas ❤

Voilà donc trois semaines que je suis installée dans mon appartement. Plus la trace d’un seul carton, plus de résidus de gros scotch marron dégueulasse, plus de valises : ça y est. Ma maison est présentable. Le jardin a encore besoin d’un petit lifting mais à part ça je suis contente : j’ai un nouveau matelas que mon dos aime beaucoup, des rangements, plein de nouvelles petites choses (plus ou moins indispensables) achetées chez Ikea et Fox Home, j’ai commencé à accrocher quelques photos au mur et sur mon frigo. Bref, je suis chez moi. Et ça fait du bien.

Le matin je me lève assez tôt, je vais au travail à pied en longeant la mer et, quand je suis en retard ou d’humeur paresseuse (ce qui peut arriver), je prends le bus. Et il m’arrive d’avoir mauvaise conscience, j’avoue. Quand je suis en avance, je fais un crochet par le shouk ou par le traiteur סבתות משלמםת et je m’achète de quoi déjeuner : riz ou petites pâtes et mini schnitzels. C’est vraiment pratique car c’est à cinq minutes à pieds du boulot. Parfois, je cuisine à la maison et j’emporte ma gamelle, et parfois je prends un sandwich au pastrami (super bon) au Aroma (l’équivalent israélien de Starbucks, ndlr) juste en bas du travail. J’essaye de varier pour ne pas me lasser et je tâche de ne pas trop dépenser parce que ça va vite, mine de rien !

Comme mes journées finissent tôt (18 heures), ça me laisse le temps de faire encore pas mal de choses après le boulot. Je peux aller au shouk (encore lui !) acheter des fruits et des légumes chez mon marchand préféré qui est toujours sympa, je peux être flemmarde et prendre le bus, je peux aller flâner au centre commercial, je peux aller à la plage prendre des photos du coucher du soleil (ces derniers temps, je suis assez synchro mais ça ne va pas durer avec les jours qui raccourcissent !). Je suis vraiment contente car mon appart est super bien situé, je suis proche de tout et du coup, je peux quasiment tout faire à pied. Un vrai luxe. Quand je rentre du bureau à pied en longeant la plage, je me dis que j’ai une chance incroyable, comparé à toutes ces années de RATP. C’est une chance e et j’en ai conscience.

Le soir, soit je sors, soit je fais du rangement ou une machine, soit je regarde un film, soit je vais faire du sport. Encore une fois, je suis ravie de pouvoir vivre là où je suis car la mer est toute proche. Je vais courir jusqu’au port, parfois plus loin. La dernière fois j’ai poussé très très au Nord, j’étais même plus loin que l’aéroport de Sde Dov. J’étais épuisée mais trop fière. Ces petites sessions de sport en plein air me font énormément de bien. Elles me permettent de respirer, de m’aérer l’esprit et de me maintenir en forme. Et quel bonheur de sentir la brise et les embruns ! Autant dire que quand je rentre chez moi, je suis une loque. Je file sous la douche puis au lit et je m’endors encore plus vite qu’un bébé.

Le week-end, je profite de la plage (non, je ne me suis pas encore lassée !) et je vais aussi parfois à la piscine Gordon (mais de manière beaucoup moins fréquente car le prix de l’entrée est indécent). Si jamais il me manque quelque chose à la maison, j’ai trois supermarchés pas loin qui sont ouverts 24h/24 et 7j/7, c’est bien pratique. Le seul jour où ils sont fermés, c’est à Kippour. D’ailleurs en parlant de Kippour, c’était vraiment particulier. Tous les gens faisaient du vélo ou marchaient sur la route, profitant de l’absence de voitures. Vraiment, une expérience incroyable à vivre ! Je m’en souviendrai.

Voilà quelques petites photos.

A bientôt !