Yom HaShoah

Une belle chanson vaut mieux que de longs discours.

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La tempête ☔️

Le climat est plutôt orageux en ce moment.

D’un point de vue météorologique d’abord, le soleil se fait rare, les tempêtes les orages et les grosses averses font rage. J’ai renoncé aux trajets en vélo le jour où le vent me poussait tellement fort que j’avançais toute seule. Le jour où je roulais dans des flaques plus grandes que ma chambre. Donc je redécouvre les joies de l’attente interminable du bus, du froid, du chauffage à fond à la maison, des douches à répétition à chaque fois que je marche sous la pluie. Je ne suis pas encore tombée malade, je ne sais pas par quel miracle.

Au travail non plus, le temps n’est pas au beau fixe. Depuis quelques semaines, des menaces de plan social planaient au bureau. La semaine dernière, on nous avait rassurés en nous disant qu’il n’était absolument pas question de virer qui que ce soit. Malgré ça, l’ambiance était quand même assez pesante. Elle est devenue carrément anxiogène depuis hier quand ils ont commencé à convoquer les gens un par un pour les licencier. C’est une véritable hécatombe et on ne sait pas à quelle sauce on sera mangés. Dans les couloirs et dans les bureaux, on se regarde avec anxiété, on se sonde, on se demande.  Et les noms tombent, ça me rappelle quand je lisais Les dix petits nègres. Pour le moment je ne pense pas être concernée mais rien n’est jamais acquis.

En attendant l’accalmie…

A bientôt

Je n’ai pas le temps de dire bonsoir je suis en r’tard en r’tard

OK, depuis combien de temps n’ai-je pas mis ce blog à jour ? Il y a un mois, il y a un siècle, il y a une éternité.

Même pas le temps de vous souhaiter un joyeux Hanoukah 😦 Je m’excuse.

Mais je vous rassure, tout va bien. C’est juste que mes semaines passent trop vite pour moi et que je ne vois pas le temps défiler.

Le travail y est pour beaucoup, avouons-le. L’emploi du temps est très flexible au gré des actualités, des attentats, des commémorations et des discours. C’est crevant mais en même temps exaltant de vivre au cœur de tout ça. Quatre mois de travail mais déjà beaucoup de moments forts et mémorables et des rencontres marquantes.

Rendez-vous à Paris pour une semaine de vacances bien méritée !

À bientôt

Le nouveau départ

Voilà déjà deux semaines écoulées à mon nouveau poste, j’ai l’impression que c’est passé en un clin d’oeil ! Je vais un peu vous expliquer ce que je fais et comment ça se passe comme ça vous saurez tout (enfin presque, j’ai quand même signé une charte de confidentialité).

Je travaille du dimanche au jeudi, de 10h à 19h. Ce qui est cool car ça me permet de roupiller jusqu’à 8h30/9h00 le matin, j’adore ! Les bureaux sont à Yaffo, j’ai donc décidé de m’acheter un joli vélo pour que mes trajets soient simples, rapides, agréables… et me maintiennent en forme ! 4 kilomètres à l’aller et pareil au retour, franchement c’est pas mal. Et ce qui est encore mieux, c’est que le tout se fait le long de la mer. Le meilleur moment c’est le soir, quand c’est l’heure du coucher de soleil. J’appelle ça “mon spectacle préféré” parce que c’est vraiment magnifique. Impossible de me lasser de cette beauté ! Voilà pour le cadre.

Dans mon boulot à proprement parler, je suis traductrice dans le domaine de l’information. Je bosse dans un open-space avec autour de moi des journalistes d’origines diverses et variées. Ma mission ? Traduire des articles, des reportages, retranscrire des interviews, relire ou vérifier quand quelqu’un n’est pas sûr de quelque chose, etc. Au début, on ne faisait pas trop appel à moi. J’ai pu voir que beaucoup de personnes se débrouillaient avec Google Translate. Et puis, peu à peu, on a commencé à me solliciter. Tiens tu peux venir écouter ce son et me dire ce qu’il a dit ? Je comprends rien à son accent ! Tu peux me traduire cette news ? Tu peux me faire cette voix ? Tu peux reformuler cet article ? Il a été vraiment mal traduit.

Ce que j’aime, c’est que les sujets sont très variés. En deux semaines, j’ai “voyagé” en Israël, en France, aux U.S, en Sierra Leone, en Allemagne, en Espagne, j’ai rencontré des néo-nazis, participé à un festival de vin, appris comment enlever un tatouage au laser, découvert un endroit incroyable dans le désert, j’ai assisté à un défilé d’éléphants au Sri-Lanka, participé à un festival LGBT au Népal… le tout depuis mon ordinateur. En quelques heures, en quelques jours, on fait le tour du monde, c’est fou !

Là où je suis contente, c’est que mon travail est reconnu. Je pense que la personne que je remplace était vraiment très mauvaise (à moins que ce ne soit moi qui suis particulièrement bonne) (on va dire qu’il y a un peu des deux !) parce que tous les collègues qui ont fait appel à moi m’ont à chaque fois félicitée de manière appuyée. Je ne suis pas en quête effrénée de reconnaissance mais quand même : ça fait un bien fou ! Le point culminant pour mon égo a été le jour où j’ai rendu une traduction du français vers l’anglais (une chose qui ne se fait pas trop car on traduit habituellement vers sa langue maternelle). Le monsieur qui s’occupe de relire les contenus en anglais, que l’on m’a par la suite décrit comme étant intransigeant et avare de compliments, est venu me voir pour me dire qu’il n’avait pas eu à changer UN SEUL MOT de mon papier, que c’était de la très bonne qualité et qu’il y avait longtemps qu’il n’avait pas vu ça. Son assistante m’a dit que d’habitude il passait de longues heures à corriger des fautes mais que là, en cinq minutes il n’avait rien eu à redire. La consécration ! Je crois que j’ai rarement été aussi fière.

Mon souhait est que les choses continuent à se passer aussi bien. Et je dois également réactiver mes compétences en traduction orale simultanée. Hier, au moment de l’attentat de Barcelone, on a appris qu’une conférence de presse allait être donnée alors on m’a vite envoyée en studio avec un casque, un micro, des fils accrochés partout à mon t-shirt… j’étais morte de trouille et de trac ! Finalement l’intervention a été lapidaire et effectuée en catalan. Je n’ai pas pu faire grand chose, malheureusement. Mais quelle excitation ! C’est fou de sentir cette peur, de se dire que tout le monde va m’entendre, que les gens comptent sur moi… Pour la première fois depuis longtemps, je me sens utile, j’ai le sentiment que mon travail est important et, pour moi, c’est vraiment quelque chose qui me tient à coeur.

Mes collègues et supérieurs sont gentils et bienveillants. L’ambiance est bonne, tout le monde se connaît, l’équipe est très soudée, on me fait confiance et c’est très agréable pour moi. . J’espère qu’il en sera ainsi pour longtemps et que je saurai trouver ma place dans cette grande famille.

A bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

Le changement, c’est maintenant !


Enfin plutôt demain. 
Opération changement de poste à partir du 7 août 2017 ! Dans un article précédent, je vous avais dit que des nouveautés étaient à prévoir pour cet été, eh bien c’est chose (presque) faite ! 
Démission posée vendredi dernier et premier jour à mon nouveau travail demain !
Je vous en dirai plus très vite…

Comme une envie de s’enGRÈCEr

Parfois je me demande pourquoi je cumule quatre boulots, pourquoi je dors si peu, pourquoi j’enchaîne les journées interminables, pourquoi je fais tout ça…

Et parfois j’en comprends l’utilité. 


Sur un coup de tête, je me suis réservé un petit week-end de détente en Grèce. 


Une destination toute proche de moi, un climat idéal (moins humide qu’en Israël) et une offre intéressante sur le site d’Expedia. Pourquoi se priver ? J’ai cliqué et je n’ai pas regretté. 


Deux jours dans un hôtel magnifique avec un seul mot d’ordre : profiter et ne plus penser à rien. Programme simple : dormir, manger, bronzer, se baigner, se déconnecter. Mission accomplie, me voilà ressourcée pour attaquer un mois d’août qui s’annonce chargé !

A bientôt 

Djouk Box 

L’été est là en Israël et c’est le retour de tout ce qu’on aime : la chaleur torride de la canicule à l’extérieur et le froid polaire de la climatisation à l’intérieur, les méduses à la plage, l’humidité… et bien sûr, notre cauchemar numéro 1 : les djoukim.

 Pour ceux qui ne connaissent pas ce mot, petit rappel lexical tout de suite. Le djouk (djoukim au pluriel) est un cafard. Mais attention, pas un petit cafard noir de la taille d’un trombone qui ne sait que ramper, non. Là on parle du cafard de compétition, de la bonne grosse blatte du Moyen Orient bien dégueu qui a six pattes et une paire d’ailes, qui court plus vite que toi quand tu veux choper le bus et qui se faufile partout, même par voie aérienne. Le djouk a du poil aux pattes, ce qui le rend encore plus sympathique, et deux grandes antennes, ce qui le rend encore plus grand et – par conséquent – encore plus moche. Couleur marron un peu doré, ne fait pas de bruit et n’a pas d’odeur, et c’est bien ça le pire : on ne peut pas l’entendre s’approcher de nous.
 
Maintenant que les présentations sont faites, j’imagine qu’il n’y a plus vraiment besoin d’expliquer les raisons pour lesquelles on déteste cet insecte plus que n’importe qui et n’importe quoi. Son omniprésence est terrifiante, répugnante et nous rend enclins à la paranoïa aigue et aux cauchemars. Prenons quelques exemples de mises en situation.
 
Situation numéro 1 :
On croise un djouk dans la rue (ou plutôt, c’est lui qui se faufile à deux millimètres de nos Havaianas).
Sans filtre : on hurle et on fait un bond de dix mètres.
Pour les mauviettes : on change de trottoir, ce qui n’est pas du tout une solution étant donné que le reste de la famille est là-bas.
Pour les autres : on l’écrase bien fort… et on propage ainsi tous les œufs. Bien joué.
 
Situation numéro 2 :
On est au resto et on voit un djouk au plafond. Entre cette vision d’horreur et nos scénarii de chute imminente dans notre assiette, autant dire que notre appétit, c’est de l’histoire ancienne.
Sans filtre : on hurle et on fait un bond de dix mètres.
Pour les mauviettes : on se carapate hors du resto en deux secondes top chrono. Tant pis pour le mec avec qui on était, de toute manière il était moche.
Pour les autres : on tape un scandale au serveur et on exige que le dessert soit offert (miam, une panna cotta à la chair de djouk, qui n’en veut ?).
 
Situation numéro 3 :
On est tranquillement à la maison et on en aperçoit un qui chill pépouz sur le carrelage du salon.
Sans filtre : on hurle et on fait un bond de dix mètres.
Pour les mauviettes : on change de ville, de pays, de planète.
Pour les autres : on appelle son proprio (même s’il est 3 heures du mat’) en exigeant qu’un service de désinsectisation soit chez nous dès le lendemain matin.
 
Face à ces bestioles, il faut donc être offensif (opération désinsectisation obligatoire chez soi) et garder son sang-froid (crier ne sert à rien, à part nous ridiculiser). Car, sachez-le, le djouk est là depuis plus longtemps que nous et ne compte pas disparaître tout de suite. Alors on reste zen… Parce qu’on est pas venus ici pour souffrir, okay ?

From Paris With Love

Mazal Tov Sophie et Jonathan ! (on appréciera la photo qui respecte leur anonymat mais qui ne cache en rien leur grand bonheur et l’émotion du moment)
Une formidable journée et une superbe soirée remplies de joie, le plaisir de retrouver tous les proches qu’on n’avait pas vus depuis si longtemps, des sourires, des bulles de savon et des confettis. Pas de doute, c’était une très belle fête.